Un lycée qui puise dans la terre sénégalaise
Ouvert depuis la rentrée 2010, le nouveau lycée français de Dakar (Sénégal) est un véritable hommage aux ressources et à l’économie du pays. Ici, point d’importation mais des matériaux et des savoir-faire locaux. Dans les années à venir, l’établissement devrait devenir un véritable point de repère pour les élèves.
Le cinéma africain tisse sa toile
Alors que certains le disent moribond, le cinéma africain vient se rappeler à notre bon souvenir. Le film Un homme qui crie de Mahamat Saleh Haroun a été primé lors du dernier festival de Cannes. Ce film aux allures de tragédie grecque se situe pendant la guerre civile tchadienne. Sa dimension universelle peut toucher aussi bien le spectateur occidental que l’Africain. Il relève un peu du «miracle» puisque son réalisateur est l’un des seuls auteurs de ce pays qui ne possède plus de cinéma.
Le succès du film a provoqué une prise de conscience au Tchad. Les autorités locales ont décidé de projeter Un homme qui crie à N’Djamena, la capitale. Et de rouvrir pour ce faire la grande salle de cinéma de la ville. Ironie de l’histoire, Mahamat Saleh Haroun s’était fait connaître en réalisant Bye-Bye Africa, un film sur la disparition du cinéma dans son pays d’origine.
Au-delà de ce «cinéma haut de gamme», c’est toute la production audiovisuelle africaine qui connaît une renaissance. Longtemps, le continent noir a essentiellement été un simple «déversoir» pour toutes les productions venues du reste du monde.
Mais depuis l’Afrique s’est réveillée. Elle a commencé à développer de façon spectaculaire ses propres programmes.
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