IMPRESSIONS FROM SOUTH AFRICA : l'Afrique du sud à l'honneur au MOMA

crédit photographique : Afrikadaa


Lundi dernier, l'exposition "Impression from South Africa" se clôturait après cinq mois, cinq mois durant lesquels les new-yorkais ont pu vivre au rythme de l'Afrique du Sud à travers des colloques, des lectures, ou encore des concerts organisés dans le cadre de l'exposition qui se tenait au MoMA.

"Impressions from South Africa, 1965 to Now" fait référence à l'importance de la gravure (comme ensemble de techniques utilisées en art et en reprographie) en Afrique du Sud, qui est à la fois un outil d'action politique collectif, une question de subsistance et un moyen d'expression artistique. Entièrement puisées dans la collection du musée, les oeuvres présentées ( gravures, posters, livres et peintures murales au pochoir) et créées ces 50 dernières années démontrent l'exceptionnel impact de la gravure au cours et  suite à une période d'importants bouleversements politiques.

Durant l'apartheid (ségrégation raciale systématique) qui a duré près de 50 ans en Afrique du Sud (1948-1994), l'éducation artistique et les opportunités professionnelles étaient quasi inaccessibles aux noirs. C'est dans ce contexte que se sont développés des centres d'art alternatifs, des écoles, des workshops, ainsi que des publications qui ont contribué à cultiver l'expression artistique et faire tomber les barrières. La gravure, avec ses formats flexibles et sa relative accessibilité, fut un catalyseur dans ces développements.

La plus vieille gravure de l'exposition et du site, qui est également la première oeuvre d'un artiste Sud Africain acquise par le musée, a été réalisée en 1965 par Azaria Mbatha, décennie au cours de laquelle les troubles politiques n'ont cessé de s'accroître.

"The women who loved and was.../Innocent from accusion", Azaria Mbatha, 1965, Linogravure, © MoMA.org. 


Durant ces années de violences et celles qui ont suivies, le mouvement anti-apartheid a gagné du terrain ; la gravure a été un élément clé de la progression de ce mouvement comme en témoignent les oeuvres présentées lors de l'exposition. Au début des années 90, l'apartheid fut aboli et l'Afrique du Sud est devenue une démocratie. La fin de l'apartheid n'a pas apportée que des politiques et sociaux, des préoccupations artistiques nouvelles, qui ne cessent d'évoluer, ont également vu le jour, ce dont on peut se rendre compte dans les oeuvres les plus récentes.

Les oeuvres présentées pour l'exposition étaient réparties selon les techniques utilisées on pouvaient admirer : des posters, des linogravures, des impressions en creux, des photos. La dernière section de l'exposition a été dédiée aux oeuvres les plus récentes, utilisant les techniques et les formats évoqués précédemment mais introduisant également de nouvelles techniques.

Une exposition que nous avons pris plaisir à découvrir à l'occasion d'un court séjour à New york. Une preuve de plus que quelque soit le contexte l'art peut faire évoluer les mentalités et changer les choses.

Save the Press Campaign. "Save the Press". 1989 © MoMA.org.


Vuyile Voyiya. "Black and Blue". 2005. Linogravure © Afrikadaa


"Black and Blue" detail. ©Afrikadaa 



William Kentridge. "Walking Man". 2000. Linogravure. ©Afrikadaa


Paul Edmunds. "The same but different". 2000. Linogravure. ©Afrikadaa


"The same but different" détail.©Afrikadaa



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