QUI A DIT QUE C'ÉTAIT SIMPLE* : L'ART PERMET-IL DE TRANSCENDER LES TABOUS ?


Il y a une dizaine de jours maintenant le public dakarois découvrait Qui a dit que c'était simple (de l'anglais Who Said It Was Simple), le premier acte d’un cycle d'un an intitulé Libertés individuelles, initié par le centre RAW MATERIAL COMPANY.

Avec cette exposition, la notion de l'art comme dimension de la vie sociale prend tout son sens. Qui a dit que c'était simple est conçue pour faire réfléchir et non pour séduire. Plus que les regards, ce sont les esprits que la jeune commissaire de l'exposition, Eva Barois De Caevel (diplômée de l'université Paris Sorbonne en Histoire de l'art contemporain et membre du collectif Cartel de Kunst) cherche à capter. La jeune femme s'est inspirée de l'univers des médias pour interroger la situation actuelle, au Sénégal et plus largement en Afrique, du traitement des minorités sexuelles.

C'est ainsi qu'une centaine d'articles de presse, du matériel audiovisuel, des cartes, des extraits de code pénaux, ainsi que de nombreux ouvrages ont été mis en perspective et en espace afin de questionner le traitement de l'homosexualité sur le continent africain et poser une question plus que fondamentale : comment défendre les droits humains et retrouver une structuration à laquelle la société puisse adhérer quand les conceptions des libertés individuelles, notamment en matière de sexualité, sont déterminées par un héritage historique complexe mais aussi par les formes contemporaines de conditionnement ?

Sorti des mondanités du vernissage nous sommes retourné voir l'exposition afin d'en profiter pleinement et d'échanger avec Eva.

Eva Barois De Caevel

AFRIKADAA'S SPECIAL ISSUE "BE NATIONAL" IS ONLINE

En couverture : un graphisme inspiré du monument Nelson Mandela de Marco Cianfanelli.

La revue AFRIKADAA, en partenariat avec la Saison Sud Africaine en France, est heureuse de vous présenter son premier hors-série BE NATIONAL. Regards croisés sur la scène artistique passionnante d'un pays singulier, rencontres avec les artistes, articles de fond, textes littéraires, critiques et une bonne dose de création sont au cœur de cette édition hors série. BE NATIONAL est un échange entre des collectifs issus d’Afrique anglophone et francophone, un dialogue de contenus et de formes entre deux Afriques, qui se regardent mais qui ne se rencontrent pas toujours. Cette collaboration inédite entre deux structures de publication sur les arts contemporains permet de produire un pont culturel inattendu au service d’une réflexion sur la création.

Le projet BE NATIONAL a été imaginé sous une approche narrative cartographiée où l’on découvre une scène artistique sud africaine émergente d’une grande variété. L’équipe rédactionnelle a favorisé différentes formes d’approches narratives avec au centre de tout, le partage des expériences et des savoirs. Laissez-vous guider et surprendre par cette étonnante richesse artistique sud-africaine...

Le parcours débute par un article de Frieda Ekotto, « South Africa: Illusion of Exceptionalism »

Arrêt suivant le MAC / VALMary Sibande et Mikhaël Subotzky ont été en résidence.

Puis au 104, retour sur le spectacle « The House of Holy Afro » mis en scène par Brett Bailey et rencontre avec la jeune chef sud africaine Nompumelelo Mqwebu.

Détour par la MAIRIE DE SAINT OUEN pour un entretient exclusif avec le photographe Jürgen Schadeberg.

On s'arrête ensuite à la MAISON DES METALLOS avec le burlesque "Ster city ou comment raconter l'histoire d'un pays en une heure selon Jean Paul Delore".

Passage obligé au CPIF (Centre Photographique d'Ile de France) pour une discussion avec le jeune photographe Mack Magagane.

Changement de direction pour se rendre à la GAITE LYRIQUE,Shireen Hassim nous propose un essai intitulé « Genre, Race et Réinvention de la Différence » suivi du carnet de bord du séjour parisien de Themba Vilakaz, « My trip to Paris ».

De stations en stations on arrive au JEU DE PAUME,Caecilia Tripp a rencontré le cinéaste François Vester et la curatrice Danièle Hibon.

La ligne BE NATIONAL se poursuit jusqu'à la MEDIATHEQUE MARGUERITE DURAS pour une discussion entre deux écrivains Onyeka Nwelue et Niq Mhlongo.

On quitte Paris pour se rendre au MAC / LYON pour découvrir Undying ghost, l'oeuvre de Dineo Bopape en conversation, pour l'occasion, avec l'artiste Christine Rebet.

Retour dans la capitale pour aller à la MAISON ROUGE recueillir les impressions de Kagiso Matlala et découvrir l'exposition « My joburg » , avec un article de Camillle Moulonguet.

Départ pour BORDEAUX, Katja Gentric revient sur son « Project Mine ».

« Original noise from the Jozi streets », de Olivia Anani, nous transporte dans les rues de Johannesburg.

Retour à la GAITE LYRIQUE pour l'acte éditorial BE NATIONAL.

Et enfin, TERMINUS de la ligne BE NATIONAL, avec une réflexion sur Mandela et la politique sud africaine par Simmi Dullay, Simmi Dullay, une conscience noire de retour d'exil, basée en Afrique du Sud, ou elle travaille comme opérateur culturel. Elle enseigne à l'Université d'Afrique du Sud dans le département histoire de l'art, arts visuels et musicologie.

Pour lire la revue cliquez sur la couverture ou suivez ce lien : http://www.afrikadaa.com/p/la-revue.html

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