Kehinde Wiley "The world stage : France, 1880-1960"




La  galerie parisienne Daniel Templon accueille du 27 octobre au 22 décembre 2012  la première exposition solo en Europe du peintre Kehinde Wiley. Artiste connu et reconnu aux États-Unis, où les villes de New-York, Fort Worth, et Colombus on eu déjà l’occasion de découvrir son travail présenté au cours de différentes expositions. Pour son exposition qui a lieu actuellement en France, Kehinde Wiley a choisi pour titre The world stage : France, 1880-1960 ; titre qui mis en parallèle à son travail sur l’Afrique, nous informe sur le thème réel de cette exposition qui se base sur la ou les relations entre France et Afrique indépendantes suites à une forte colonisation.
Artiste de la confrontation, Kehinde Wiley prend pour sujets des individus ancrés dans une modernité occidentaliste, mais dont le cœur demeure lié à un peuple, une région, un continent ainsi qu’aux traditions reliant le sujet du tableau à sa culture.
D’origine américano-nigériane, ses peintures sont ainsi la matérialisation de son métissage, un métissage qui va au-delà du simple code génétique ou d’une intégration au sein d’une autre culture, c’est une façon de penser et de voir le monde, espace dans lequel les couleurs composant le cercle chromatique se confrontent les unes aux autres, alors même que l’observateur de cet univers se trouve être gris. Avec ses toiles, l’artiste réussit une chose simple, la mise en avant de l’être humain, en tant que pièce unique appartenant à un groupe et non en tant qu’objet fabriqué en série. Il nous présente une humanité pouvant dépendre de l’industrialisation, mais dont elle n’est pas le fruit.

Mario Benjamin @ Maison Revue Noire


Mario Benjamin, sans titre, 122x76 cm, 2009, photo Marc Steed
Mario Benjamin, sans titre, 122x76 cm, 2009, photo Marc Steed

A la Maison Revue Noire, jusqu'au 23 février 2013, il vous est possible d’aller à la rencontre de l’artiste Mario Benjamin, au travers de son œuvre qui nous ouvre les portes à sa vision du monde à l’occasion de sa première exposition personnelle à Paris accompagnée de sa première monographie publiée par Revue Noire.
Une exposition forte en émotion, dans laquelle l’artiste nous offre un regard sur le monde au travers de représentations anthropomorphes qui semblent être dénuées de leur humanité, de ce qui peut faire d’eux des hommes. Il s’agit d’une exposition qui en faisant appel à notre vue se trouve être un écho à toute une liste de mot tel que déshumanisation, colère, abstraction, rêve, douleur, mort…
L’œuvre présentée est également marquante par l’importance que l’artiste donne au regard, considéré comme la porte de l’âme. Tous les portraits composant l’exposition, sont composés d’un intense regard de couleurs qui capte celui du spectateur qui se sent comme pris dans la toile à rechercher ce qui se cache derrière. Ces intensités de regard, et la puissance que le peintre a voulu leur donner, va jusque donner l’impression qu’ils sont devenus le sujet, le centre des toiles.

Adel Abdesemed : « Je suis innocent » au Centre Pompidou

© Adel Abdesemed

Actuellement au Centre Pompidou, depuis le 3 octobre et jusqu'au 7 janvier 2013, se tient l’exposition intitulée « Je suis innocent »  de l’artiste Adel Abdesemed. L’œuvre « Coup de tête », une sculpture monumentale représentant le fameux coup de tête de Zidane à Mazzerati lors de la Coupe de Monde 2006, Accueil les visiteurs sur le parvis du musée. « Je suis innocent » est un titre qui peut sembler étrange pour une exposition, et ce surtout quand l’on découvre le travail d’Adel Abdesemed.
Dans cette exposition, l’artiste algérien a choisi de provoquer, choquer, questionner, bousculer, que ce soit des vidéos montrant des individus en plein ébats, les carcasses d’avion entrelacés « Telle mère tel fils » allégorie du 11 septembre 2001, ou encore cette grande tapisserie composé d’animaux naturalisé intitulé Who’s afraid of the big bad wolf ? (2011-2012). Cette œuvre nous pose par ailleurs une question essentielle pour comprendre son œuvre, « qui est effrayé par le grand méchant loup ? », question que nous pourrions retrouver dans beaucoup des contes composant notre mythologie. Mythologie et rêve notion primordiale de son travail, que l’on retrouve également dans l’œuvre Décors (2011-2012), installation composé de quatre Jésus Christ fait de barbelé, présentant un Christ qui aurait en quelque sorte fusionner avec sa couronne d’épines.
Si un adjectif et un seul devait décrire cette exposition, se serait très certainement le mot « déconcertante » qui se trouverait être le plus approprié. 
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