22ème FESPACO: La grande messe du cinéma africain s'ouvre demain à Ouagadougou

Depuis 22 ans le FESPACO (festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou ) est le rendez du 7ème art en Afrique, l'édition 2011 qui démarre demain est placé sous le thème: cinéma et marché. Durant une semaine, les professionnels du cinéma, les critiques et les amateurs des salles obscures se rencontreront pour discuter des problèmes de distribution et de diffusion du 7è art africain. Cette année, 194 films sont à visionner. Compétition officielle et non officielle confondues, panorama y compris. Dans la compétition officielle, 18 longs métrages partiront à la conquête de l’Etalon d’Or du Yennega, la prestigieuse récompense du FESPACO.
Pour plus d'information consultez le site du FESPACO.


Affiche du festival - source: www.fespaco-bf.net



Un festival de la caricature et du dessin de presse au Togo



Dessin de Damien Glez


Qu'ils dépeignent avec humour les travers de la société africaine ou qu'il soit plus engagés, en jouant parfois le rôle de  contre-pouvoir politique, les caricaturistes africains sont devenus des acteurs incontournables de la scène publique africaine, à l'image de leurs homologues occidentaux tels que Plantu ou Kroll, pour ne citer qu'eux. Et cela malgré les risques, la censure et les difficultés économiques de la presse écrite en Afrique, qui poussent certains d'entre eux à franchir les frontières et à s'installer en Europe où ils se font connaître via Internet ou dans certains titres de presse centrés sur l'Afrique ou l'International.  Parmi les caricaturistes africains qui font parler d'eux on retiendra, le sud africain Zapirole nigérian Tayole franco-burkinabé Glez, les algériens Dilem et Le Hic, le congolais Kash, le marocain Gueddar, le mauricien Pov, le gabonais Pahé, le camerounais Almo the best, ou encore le sénégalais Odia...

L'art contemporain malgache à l'honneur à l'occasion de l'exposition itinérante 30 et presque songes






Si les artistes et l'art contemporain malgaches sont aujourd'hui peu présents sur la scène internationale, cela risque fort de changer cette année avec la deuxième édition de 30 et presque songes, un projet d’art contemporain ayant pour fil conducteur le recueil de poèmes Presque songes, de Jean Joseph Rabearivelo, considéré comme le premier poète africain moderne. Le projet a donné lieu, en 2007, à une exposition sur 1500 m2 des œuvres de 30 artistes malgaches et internationaux, qui s’est déroulée à Antananarivo (la capitale malgache).
Le plasticien Joël Andrianomearisoa a décidé de reconduire l’expérience, tout en précisant « qu’il ne s’agit en aucun cas d’un festival, il n’y aura pas dans le futur de rendez-vous récurrents et réguliers, mais des manifestations aléatoires suivant les désirs et les opportunités des artistes ».

Un lycée qui puise dans la terre sénégalaise

Ouvert depuis la rentrée 2010, le nouveau lycée français de Dakar  (Sénégal) est un véritable hommage aux ressources et à l’économie du pays. Ici, point d’importation mais des matériaux et des savoir-faire locaux. Dans les années à venir, l’établissement devrait devenir un véritable point de repère pour les élèves.

©Daniel Rousselot


Le cinéma africain tisse sa toile


Alors que certains le disent moribond, le cinéma africain vient se rappeler à notre bon souvenir. Le film Un homme qui crie de Mahamat Saleh Haroun a été primé lors du dernier festival de Cannes. Ce film aux allures de tragédie grecque se situe pendant la guerre civile tchadienne. Sa dimension universelle peut toucher aussi bien le spectateur occidental que l’Africain. Il relève un peu du «miracle» puisque son réalisateur est l’un des seuls auteurs de ce pays qui ne possède plus de cinéma.
Le succès du film a provoqué une prise de conscience au Tchad. Les autorités locales ont décidé de projeter Un homme qui crie à N’Djamena, la capitale. Et de rouvrir pour ce faire la grande salle de cinéma de la ville. Ironie de l’histoire, Mahamat Saleh Haroun s’était fait connaître en réalisant Bye-Bye Africa, un film sur la disparition du cinéma dans son pays d’origine.
Au-delà de ce «cinéma haut de gamme», c’est toute la production audiovisuelle africaine qui connaît une renaissance. Longtemps, le continent noir a essentiellement été un simple «déversoir» pour toutes les productions venues du reste du monde. 

Mais depuis l’Afrique s’est réveillée. Elle a commencé à développer de façon spectaculaire ses propres programmes.

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